Le CDCQ obtient le premier brevet de son histoire

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C’est dans un esprit festif que l’équipe du Centre de développement des composites du Québec (CDCQ), associé au Cégep de Saint-Jérôme a célébré, le 6 février dernier, l’obtention d’un brevet pour le Procédé et appareil de traitement de polymères renforcés de fibres. Ce brevet a été obtenu conjointement avec le Regroupement des industries des composites du Québec (RICQ).

Les détenteurs du brevet, Mme Marie-Claude Bélanger et MM. Pierre Labelle, Philippe Allard et Jean-François Corbeil ont uni leur expertise et leur passion pendant plusieurs années pour en arriver à cette avancée spectaculaire dans le monde des matériaux composites. Cette reconnaissance nationale vient souligner leur travail remarquable. L’équipe a bénéficié de la contribution financière du RICQ et du Pôle Québec-Chaudière-Appalaches pour mener le projet à terme.

Comment faire pour revaloriser les rebuts de composites?
Le mandat confié au CDCQ qui possède les ressources et l’expertise fut de pousser le concept théorique au niveau expérimental en réduisant en poudre les rebuts pour les réinsérer dans les résines. À l’issue des essais, il a été démontré qu’il est technologiquement possible de revaloriser les résidus de composites produits à température ambiante. Il est estimé que l’industrie québécoise des composites produit annuellement 8 000 tonnes de déchets solides qui vont au site d’enfouissement. La solution proposée par le CDCQ s’inscrit dans la volonté du secteur des composites de réduire le volume de résidus qu’il génère.

La directrice du CDCQ, Madame Janic Lauzon n’était pas peu fière de cet exploit accompli par son équipe : « Une des priorités du CDCQ est de créer un effet de levier autour du développement durable par des projets dans ce secteur pour l’industrie des composites. Cette reconnaissance vient confirmer que le CDCQ est un acteur important dans le domaine de la recherche et qu’il a été en quelque sorte visionnaire en y décelant un tel potentiel », a-t-elle déclaré à cette occasion.

Pour sa part, la directrice générale du Cégep de Saint-Jérôme a tenu à saluer la contribution du CDCQ dans son milieu. « Saint-Jérôme est maintenant devenu un centre névralgique pour les matériaux composites. La solide expertise développée par le CDCQ profite au développement économique des entreprises locales et québécoises en composites et elle enrichit grandement notre formation », a-t-elle souligné.

Rappelons que le Cégep de Saint-Jérôme est le seul collège au Québec à offrir le programme collégial de Techniques de transformation matériaux composites et que le Service de la Formation continue offre également une Attestation d’études collégiales dans ce domaine prometteur.

« Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ». Cette phrase célèbre du chimiste Lavoisier est valable pour l’énergie, mais c’est aussi le leitmotiv de tous ceux et celles qui s’activent à revoir les processus dans une perspective de développement durable. L’industrie des matériaux a la conscience verte et le CDCQ adhère depuis fort longtemps à cette pratique en mettant à profit son génie pour l’environnement.